Luttes Citoyennes

Le gouvernement Couillard nous teste !

Le nouveau gouvernement libéral a quatre mois.  Seulement quatre mois mais déjà ses couleurs sont annoncées.  La politique du rouleau compresseur est en marche.  Rouleau compresseur dans les finances publiques, nous le verrons à l’œuvre dans les mois à venir.  Dans le domaine qui nous occupe, la production d’énergies fossiles, il faut plutôt parler d’un bulldozer qui est en marche. En espérant que cela ne fasse pas trop de bruit, durant l’été, ce gouvernement a lancé son règlement sur les distances séparatrices pour le forage de puits de pétrole et de gaz.  Quelques jours plus tard, sans tambour ni trompette, le Ministère du développement durable, de l’environnement et des changements climatiques sort de son chapeau les « Lignes directrices provisoires sur l’exploitation gazière et pétrolière » (cliquer sur ce lien) .  Sans même attendre les conclusions du BAPE sur le gaz de schiste on émet une série de règles afin d’encadrer le développement de la filière pétrolière et gazière au Québec.

 

Ce gouvernement nous teste.  Il veut voir si les citoyens sont encore aux aguets.  Il faut réagir !  Nous ne laisserons forer aucun nouveau puits gazier dans la Vallée du St-Laurent; nous bloquerons aussi toutes tentatives de fracturer les puits de gaz de schiste qui ne le sont pas encore.  Notre ami Pierre Brazeau a colligé les actions citoyennes depuis 2009 (document joint qui se retrouve ci-dessous sur le site web du CMAVI).  Vraiment impressionnant de se replonger dans ce combat qui a fait reculer le gouvernement d’alors.  Il faut s’en inspirer afin de faire reculer le gouvernement Couillard et mettre fin, une fois pour toutes, à ce projet de produire du gaz de schiste dans la Vallée du St-Laurent.

 

Pierre Bluteau​, responsable du volet gaz de schiste au CMAVI​

Leclercville

gazdeschiste@cmavi.org

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Document d’articles compilés et texte rédigé

par Pierre Brazeau

concernant:

< La chronologie des actions citoyennes opposées

au gaz de schiste (GdS) dans la vallée du Saint-Laurent >.

 

Pour lire sous format PDF Document la chronologie des actions citoyennes 2009-2014 .

 

Note 1 :  Collaboration :  Pierre Bluteau, info région Lotbinière-Bécancour

Mylène Bolduc, info  région Drummondvile

Louise Langevin, correctrice

 

Note 2 : Dans ce document le masculin a été utilisé pour alléger le texte. La lectrice ou le lecteur verra à interpréter selon le contexte.

 

Note 3 : Ce document n’engage que la responsabilité de l’auteur. Par contre, je ne serai aucunement responsable, s’il y avait des ajouts venant des organisations environnementales ou citoyennes en opposition au gaz de schiste ou à l’ensemble des hydrocarbures.

 

Ce document est dédié à tous les militantes et les militants opposés aux GdS

 

Décembre 2013, mise à jour 27 juillet 2014

 

 

Chronologie de la lutte citoyenne (2009-2014)[1]

 

Le 28 septembre 2009, dans le but de protéger l’environnement, la santé et la sécurité des Québécoises et Québécois, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) demandait au gouvernement du Québec de décréter un moratoire avant d’autoriser l’exploration et l’exploitation à grande échelle des gaz de schiste au Québec en raison des nombreuses questions demeurées sans réponse.[2] L’AQLPA émet son premier communiqué de presse et pose des questions au sujet du gaz de schiste. Dans la politique énergétique que le gouvernement avait précédemment lancée, il était question de « gaz dans le sous-sol québécois » sans nommer « schiste ». Alertés, des citoyens de St-Marc s’organiseront en comité pour dénoncer le projet de développement des gaz de schiste élaboré en catimini par le gouvernement qui a vendu les droits d’exploitation à des prix ridicules et a permis la répartition du territoire du Québec entre les compagnies gazières sans aucune consultation de la population.  Les membres du comité de Saint-Marc deviendront alors les initiateurs de la lutte citoyenne contre le développement des gaz de schiste. Cette initiative du comité de Saint-Marc sera suivie par la création de comités locaux de citoyens, de vigilance, ou autres appellations, tous opposés à l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent.

Le 9 décembre 2009 : Adoption unanime d’une résolution par la MRC de Lotbinière demandant « un moratoire avant toute exploitation de même qu’une audience générique du BAPE sur cette question ». Cet évènement a entraîné d’autres MRC à adopter des résolutions similaires.[3]

Le 31 mai 2010 : Soirée d’information à l’érablière Maurice Jeannotte, organisée par le comité de citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu.[4]

Le 17 août 2010 : Soirée d’information sur le gaz de schiste à Fortierville en présence de Scott Mckay.  Début de l’organisation citoyenne dans la région de Lotbinière-Bécancour. [5]

Le 29 août 2010 : Une première manifestation est organisée par le comité de citoyens de Saint-Marc à laquelle participeront des citoyens de Lotbinière-Bécancour lors de la conférence de presse tenue au Parc national du Mont-Saint-Bruno par les ministres Normandeau et Arcand annonçant la tenue d’audiences publiques (BAPE). L’appel à la mobilisation fut entendu [6].
Le 13 septembre 2010 : Soirée d’information de l’APGQ sur le gaz de schiste à Bécancour. De nombreux citoyens ont assisté à la rencontre[7].

 

Le 20 septembre 2010 : Plus de 500 citoyens-nes ont assisté à la soirée d’information sur le gaz de schiste à la salle Jordi Bonet de Mont Saint-Hilaire. Conférenciers-ères Pierre Batelier (aspect économique), Kim Cornelissen (bio méthanisation), et Lucie Sauvé (l’engagement citoyenne dans la lutte concernant le dossier du gaz de schiste).[8]
Le 21 septembre 2010 : Soirée d’information de l’APGQ sur le gaz de schiste à St-Édouard qui attire 300 personnes. [9]
Le 22 septembre 2010 : Premier visionnement du film de Josh Fox «Gasland» et discussion à Saint-Hyacinthe avec le soutien de l’AQLPA.[10]

 

Le 28 septembre  2010 : Soirée d’information de l’APGQ sur le gaz de schiste à St-Hyacinthe. Plus de 600 personnes ont assisté à cette rencontre très houleuse[11].

 

Le 13 octobre 2010 : Forte présence citoyenne au conseil des maires de la MRC de Bécancour qui ont finalement adopté une résolution demandant un moratoire sur le gaz de schiste[12].

 

15 octobre : Présentation du film Gasland et soirée d’information au Moulin du Portage de Lotbinière. [13]

Le 15 novembre 2010: Manifestation à la 2e audience du BAPE à Longueuil. 300 manifestants-es de la Montérégie et de Bécancour se sont présentés à cette manifestation pacifique et festive. Des mémoires ont été présentés par des citoyens-nes.[14]

 

Le 4 novembre 2010: Manifestation à l’audience du BAPE à Saint-Flavien et présentation de mémoires.[15]

 

Le 22 novembre 2010: Manifestation à l’audience du BAPE à Bécancour dehors sous la pluie et la grêle et présentation de mémoires. Les militants-es de la Montérégie étaient présents en grand nombre.[16]
Le 27 novembre 2010: Première manifestation sur un site de forage de la Canadian Forest Oil à Saint-Denis-sur-Richelieu. 300 personnes ont bravé le froid, la tempête de neige et le refus du ministère du transport d’octroyer un permis de manifestation aux comités des citoyens de St-Denis-St-Hilaire. Ce refus de manifestation contenait d’importantes  restrictions sur la liberté de manifester. [17]
Le 6 décembre 2010 : Manifestation devant l’hôtel de ville de Trois-Rivières afin de protester contre la décision de la municipalité de traiter l’eau de fracturation de Talisman Energy. [18]
Le 7 décembre 2010: Projection de Gasland à Otterburn Park. Près de 100 personnes ont assisté à la projection et à la discussion[19].

Le 12 décembre 2010: Assemblée générale de fondation du Regroupement Interrégional sur le gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent, (RIGSVSL) à Drummondville. Les 30 représentants-es des comités de citoyens, de vigilance ou autres appellations ont nommé les trois  fondateurs aux postes de porte-parole, Serge Fortier, à la coordination de la région Est, Pierre Bluteau, et à la coordination de la région Ouest, Pierre Brazeau[20]

 

Le 15 janvier 2011 : Première  table ronde d’experts organisée par le comité de mobilisation de Saint-Hilaire et intitulée « Pourquoi l’exploitation du gaz de schiste au Québec doit attendre» au pavillon Jordi Bonet de Mont Saint-Hilaire. Conférenciers Monsieur Michel Gilbert, Maire de Mont Saint-Hilaire, Bernard Saulnier (expert en éolien et stratégie énergétique), Jean-Thomas Bernard, professeur/chercheur, Chaire en économie de l’énergie électrique, Université Laval, Normand Mousseau,  professeur/chercheur, Département de Physique, Université de Montréal et auteur du volume récent La révolution des gaz de schiste, Robert W. Howarth, professeur/chercheur, Département d’Écologie et Biologie évolutive, Université Cornell, Ithaca, État de New-York qui dirige le projet International SCOPE Biofuels, Mario Denis, avocat-légiste, Centre Québécois du Droit de l’Environnement. Plus de 250 citoyens-es ont assisté à cette rencontre.[21]

Le 3 février 2011 : Manifestation devant les bureaux de Sylvie Roy, alors députée de la CAQ pour Lotbinière. Une trentaine de citoyens du comté de Lotbinière se sont réunis, le 3 février, devant les bureaux de la députée adéquiste. Ils ont tenu une manifestation pacifique parce qu’ils n’acceptent pas les propos tenus, à propos du gaz de shale, par la députée à l’émission «Le match des élus» du 28 janvier. Bob Lemay, agriculteur de Saint-Pierre-les-Béquets, remet les deux pétitions signées par près de 300 personnes à l’attachée politique de Sylvie Roy, Nathalie Échégu. Madame Roy déposera la pétition à l’assemblée nationale dans les jours qui suivent en mentionnant qu’elle ne l’approuve pas.[22]

Le 8 février 2011: Dépôt, à l’Assemblée nationale du Québec, de la pétition signée par 130 000 personnes demandant un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, par le groupe « Non au pétrole et au gaz au Québec » et ses partenaires à l’Assemblée Nationale à Québec. Cette pétition fut initiée par Marie-Hélène Parent, mais elle fut un succès grâce à la contribution de Dominic Champagne avec sa campagne « WO » vue par un demi-million de personnes sur le web.[23]


Le 5 mars 2011: Spectacle « Respect élément terre  » en appui à la lutte citoyenne contre le gaz de schiste à la polyvalence Ozias Leduc de Mont Saint-Hilaire organisé par Louise Langevin, Pierre Brignaud, Jean –Sébastien Lozeau et Pierre Brazeau. Ouverture par Dominic  Champagne, invité vedette les Zapartistes[24]
Le 10 mars 2011: Le comité d’Otterburn  Park a organisé la projection de Gasland au cinéma de Beloeil. Il y eut une discussion avec les 90 citoyens-nes présents-es à la projection.[25]

Le 23 avril 2011: Deuxième manifestation à Saint-Denis-sur-Richelieu afin de raviver l’intérêt des citoyens au sujet des gaz de schistes, un peu moins marqué depuis le dépôt du rapport 273 du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).[26]

Le 28 mai 2011 : Manifestation à La Présentation à proximité des deux puits de gaz de schiste de Canbriam Energy fermés en mars pour des raisons de fuites de méthane.  Des citoyens ont découvert des signes d’infiltration de gaz dans le sol. Le gaz migrerait jusqu’à une distance de huit mètres de la tête du puits, ce qui suscite des craintes de contamination de la nappe phréatique.  Près de 500 manifestants-es ont de nouveau réclamé un moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Les organisateurs ont annoncé la grande manifestation contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste pour le 18 juin prochain, à Montréal.[27]

Le 30 mai 2011: Tournée de conférences sur les énergies alternatives à la salle d’exposition du Centre culturel de Beloeil, Organisée par le Comité de mobilisation de Beloeil pour un moratoire sur les gaz de schiste avec la collaboration de l’AQLPA. Conférenciers: Kim Cornelissen et Pierre Batelier ; animation  Pierre Brazeau.[28]
Le 11 juin 2011: Manifestation à Fortierville dans le Centre-du-Québec. Environ 200 personnes ont participé à une manifestation contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.  Cette manifestation était précédée d’une conférence de monsieur Marc Durand. [29]

 

Le 12 juin au 15 juin 2011: Plusieurs comités de citoyens de différentes villes de la vallée du Saint-Laurent reçoivent les nombreux marcheurs du groupe Moratoire pour une génération partis de Rimouski jusqu’à la manifestation du 18 juin à Montréal. Porte-parole de l’évènement : Philippe Duhamel.[30]
Le 18 juin 2011: Manifestation à Montréal par 10,000 personnes au centre-ville de Montréal pour demander l’adoption d’un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste. La manifestation fut organisée sous l’égide de l’AQLPA, MCN 21e siècle, Dominic Champagne, différents groupes environnementaux, et de citoyens[31].

Le 8 août 2011: Bob Lemay, du Comité vigilance Lotbinière-Bécancour et les opposants au gaz de schiste rencontrent l’UPA.[32]

Le 10 septembre 2011 : Organisation par le « Comité des citoyens d’Otterburn Park Gaz de schiste» d’une table-ronde sur les énergies vertes intitulée Énergie verte : un potentiel énergétique à connaître et à développer. Invité des experts Québécois sur les diverses formes d’énergies alternatives et leurs applications.  Près de 300 personnes ont assisté à cette journée d’information animée par Louise Langevin.[33]

Le 12 octobre 2011 : Forte présence citoyenne à une rencontre des maires de la MRC de Bécancour pour contester la mise sur pied d’un « comité de dialogue » entre les opposants et les compagnies gazières. [34]

Le 14 octobre 2011 : Premier voyage organisé en Pennsylvanie par Pierre Bluteau. Cinquante-trois personnes, citoyens-nes et élus municipaux québécois, sont montées à bord de l’autobus pour prendre le chemin de la Pennsylvanie. « Nous voulions constater sur place ce dont aurait l’air la vallée du Saint-Laurent dans 15 ans, si les gazières foraient les 20 000 puits prévus dans leur plan d’exploitation du gaz de schiste contenu dans le shale d’Utica » raconte Serge Fortier, porte-parole du Comité interrégional du gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent. Le voyage avait aussi pour but de confirmer leurs craintes sur les dits et les non-dits et de les documenter par des témoignages vécus.[35]

Le 24 octobre 2011 : Premier jumelage France-Québec. Saint-Denis-sur-Richelieu est jumelé à Millau en France.[36]

Le 27 octobre 2011 : Premier dépôt des formulaires de la campagne de signatures « Vous n’entrerez pas chez nous » des municipalités de Fortierville, Saint-Cécile-de-Lévrard, Saint-Pierre-les-Becquets et Sainte-Gertrude de Bécancour au bureau chef de la compagnie Talisman à Québec.  Le porte-parole de Talisman Energy, Vincent Perron, a déclaré aux médias que, pour Talisman, il n’est aucunement question d’effectuer quelques travaux que ce soit sans l’assentiment écrit des propriétaires concernés. Il ajoute : «Notre façon de procéder est de toujours s’entendre avec les propriétaires des terrains avant d’entreprendre des travaux ».  Il ajoute que « jamais au grand jamais, nous n’effectuerons des travaux de forage sans l’appui et l’autorisation écrite préalables des propriétaires. Nous n’avons rien à gagner à procéder autrement. Je suis certain de ce que j’avance, car c’est moi qui négocie avec les propriétaires ».[37]
Le 16 novembre 2011 : Forum québécois de l’énergie et colloque à Saint-Hyacinthe, conférenciers-ères Jacques Tétreault et Mylène Bolduc de Drummondville.

 

Le 6 décembre 2011: Lancement du Réseau international des Comités de Citoyens contre le gaz de schiste (RICC) initié par Marcel Gauthier, Josée Gagnon et Elyse-Ann Faubert du comité de mobilisation de Mont-Saint-Hilaire.[38]

 

Le 11 décembre 2011 : Assemblée générale du RIGSVSL à Drummondville. Les 78 participants-es avaient à accepter les statuts et règlements, un projet de financement et un plan d’action à prioriser.[39]

 

Le 12 décembre 2011 : Manifestation à Saint-Hyacinthe sur le plan de réalisation de l’ÉES. Serge Fortier, porte-parole du RIGSVSL, déclarait : « Nous dénonçons avec vigueur le parti-pris du comité qui accepte la présence de représentants des compagnies gazières et exclut tout représentant reconnu par les groupes écologistes et les comités de citoyens».[40]
Le 13 décembre 2011: Soirée d’information sur le plan de réalisation de l’ÉES à l’hôtel Sandman à Longueuil. Une soixantaine de manifestants-es ont exprimé clairement l’indignation citoyenne face à l’industrie du gaz de schiste et se sont élevés contre les consultations populaires surprises organisées par le Comité de l’ÉES.[41]
Le 14 décembre 2011: soirée d’information sur le plan de réalisation de l’ÉES à Saint-Flavien. Environ 80 personnes étaient présentes à cette réunion publique. Plusieurs personnes ont réitéré leurs craintes face aux conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sur l’environnement et sur l’eau potable et les nappes phréatiques. Des citoyens se sont par ailleurs déclarés contre la tenue même des consultations tenues par le Comité d’évaluation environnementale sur le gaz de schiste. Ce comité, composé de 11 personnes, a été mandaté par le gouvernement pour évaluer les impacts et déterminer les conditions pour l’exploitation du gaz de schiste. Or, plusieurs citoyens ont soulevé un doute quant à l’impartialité des membres du comité. Marie-Ève Doré, porte-parole du Comité de vigilance du gaz de schiste de Lotbinière-Bécancour, estime le processus biaisé.[42]

 

Le 15 décembre 2011: Soirée d’information sur le plan de réalisation de l’ÉES à Bécancour. Environ 250 personnes se sont réunies dans la salle pour participer aux discussions. Les opposants avaient annoncé plus tôt qu’ils ne respecteraient pas nécessairement le décorum. Ils ont d’ailleurs fait preuve d’originalité dans leur manière d’exprimer leurs critiques. Un groupe d’opposants a notamment chanté son mécontentement au comité. Dans une autre intervention, le militant et porte-parole du Comité interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent, Serge Fortier, a présenté un champignon aux membres du Comité, refusant de dire s’il était vénéneux ou pas. Il leur a ensuite proposé de le manger, en leur offrant des billets de banque qu’ils présentaient comme des redevances, comparant le champignon aux projets d’exploitation de gaz de schiste. [43]

 

Le 8 janvier 2012 : plus de 20 000 propriétaires fonciers de la vallée du Saint-Laurent avaient signé le formulaire de la campagne de signatures « Vous n’entrerez pas chez nous ». Ils ont interdit à l’industrie du gaz de schiste l’accès à leurs terrains grâce aux militants-es qui ont recueilli ces signatures en faisant du porte-à-porte.[44]

 

Le 18 janvier 2012: lancement à Saint-Marc-sur-Richelieu de leur campagne «Vous n’entrerez pas chez nous». Près de 140 citoyens étaient réunis à Saint-Marc-sur-Richelieu pour réaffirmer leur opposition à l’exploitation du gaz de schiste et écouter Marc Durand, ingénieur spécialiste de la géologie de la grande région de Montréal. M. Durand a été clair durant sa présentation : l’exploitation du gaz de schiste relève plus de « l’expérimentation », car on ne connaît pas encore toutes les conséquences environnementales de son extraction.[45]

 

Le 17 février 2012 : rencontre citoyenne à Verchères. Les conférenciers sont Luc Marcouiller, l’instigateur de la rencontre, résidant de Verchères et chercheur à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec à Varennes, Pierre Batellier, également résidant de Verchères, coordonnateur du développement durable et chargé de cours à HEC Montréal et Lucie Sauvé, résidante de Saint-Marc et professeure à l’UQAM, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement. L’auteur du livre La révolution des gaz de schiste, Normand Mousseau, prendra aussi la parole.[46]

 

Le 20 février : Dépôt des signatures de la campagne  « Vous n’entrerez pas chez nous » à Otterburn Park[47].

 

Le 26 février 2012 : Manifestation d’environ 35 citoyens-nes à Saint-George-de-Beauce. La manifestation, regroupant les comités Vigilances gaz de schiste de St-Théophile, St-Gédéon, St-Georges, St-Côme et St-Ludger, visait à dénoncer le projet de règlement provincial sur les distances séparatrices entre les eaux de captage des habitations et les endroits de forage de gaz de schistes.[48]

 

Le 28 février 2012 : Premier visionnement et discussion sur le documentaire « 20,000 puits sous les terres » au Pavillon Jordi-Bonet, 99 rue du Centre Civique, Mont Saint-Hilaire qui sera rediffusé selon la demande. Ce documentaire d’une durée de 45 minutes  révèle l’impact sur les personnes vivant près des puits de gaz de schiste. La fracturation du sol pour libérer le gaz de schiste fracture aussi les hommes, les femmes et les enfants. Environ 150 personnes se sont présentées pour visionner 20,000 puits sous les terres réalisés par France Mercille de Beloeil et Luce Cloutier de Mont-Saint-Hilaire.[49]
Le 5 mars 2012 : Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’hôtel de ville du Mont Saint-Hilaire.[50]

 

Le 5 mars 2012 : Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’hôtel de ville  » Saint-Denis-sur-Richelieu.[51]

 

Le 5 mars 2012 : Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’hôtel de ville  Verchères.

 

Le 13 mars 2012: Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à Saint-Hyacinthe.

 

Le 15 mars 2012: Dépôt de 700 signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à Saint-Ours.[52]

 

Le 13 mars 2012 : Le Regroupement Régional de la Montérégie convoque une conférence de presse pour informer les médias que ses membres ont obtenu plus de 27,000 signatures de la campagne de signatures « Vous n’entrerez pas chez nous ». L’importante mobilisation citoyenne sera confirmée à travers des témoignages de personnes engagées dans leur milieu ou victimes de puits forés dans leur municipalité. Divers représentants d’organismes et d’élus politiques furent présents.[53]

 

Le 13 mars 2012: dépôt de 9,000  signatures  de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’hôtel de ville de Sainte-Julie[54].

 

Du 23 au 25 mars 2012: Deuxième voyage organisé en Pennsylvanie par Pierre Bluteau axé sur l’agriculture. De retour d’un voyage dans des communautés rurales de Pennsylvanie où ont été forés de nombreux puits de gaz de schiste, une délégation de la vallée du Saint-Laurent s’oppose plus que jamais à l’exploitation de la ressource au Québec. Smog en campagne, problèmes de santé accrus chez les personnes et de stérilité des animaux, maisons sans eau potable, craintes alimentaires, résidences en perte de valeur, trafic de camions, tout ça en échange de faibles compensations et de peu de nouveaux emplois. Les citoyens américains rencontrés ont livré un portrait sombre de leur expérience aux 55 élus, agriculteurs et citoyens québécois qui les ont rencontrés.[55]
Le 29 mars 2012: Lancement du film « 20,000 puits sous les terres » à Montréal.

 

Le 3 avril 2012: Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’hôtel de ville de Saint-Marc-sur-Richelieu. [56]

Le 15 avril 2012: Formation sur les actions citoyennes non violentes à Calixa-Lavallée[57].

Le 17 avril 2012: Dépôt des signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à l’Assemblée nationale à Québec. Des représentants de nombreux comités de citoyens, membres du Regroupement Interrégional sur le Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) opposé au développement de l’industrie du gaz de schiste sur le territoire du Québec, ont déposé par l’intermédiaire de Martine Ouellette, député du Parti Québécois, des milliers de formulaires signés par des citoyens qui refusent la présence des compagnies gazières dans leur communauté. Depuis quelques mois, des centaines de citoyens bénévoles ont mené l’opération «Vous n’entrerez pas chez nous » Cette opération a pour objectif de solliciter la signature des citoyens afin de démontrer au gouvernement et aux compagnies qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale concernant le développement de l’industrie gazière au Québec. Par différents modes de rencontres avec les résidents de leur communauté (porte-à-porte, soirées d’information, séances de signatures dans des lieux publics, etc.), ces citoyens bénévoles ont sollicité et reçu l’appui d’agriculteurs, de pomiculteurs, d’éleveurs, de maraîchers et de propriétaires terriens d’un hectare et plus, ainsi que de propriétaires et locataires de terrains résidentiels de moins d’un hectare. Il n’y a pas et il n’y aura jamais d’acceptabilité sociale pour les gaz de schiste au Québec.[58]

Le 22 avril 2012: Immense manifestation à Montréal et dans les villes du Québec pour célébrer le jour de la terre. À Montréal, il y avait environ 250,000  personnes qui ont pris part à la marche pour l’environnement  au centre-ville. Vers 15 heures,  les clochers d’église ont sonné dans tout le Québec pendant près de 15 minutes. Des représentants politiques et des artistes se sont joints au cortège. Nous étions là avec nos pancartes « Non au gaz de schiste, un moratoire dès maintenant ». Frédéric Tremblay, un manifestant, a dit : «  » Je suis content que toute la famille soit là, puis on est surtout content qu’il y ait beaucoup, beaucoup de monde. Puis, on espère que M. Charest et M. Harper vont comprendre qu’on a besoin de changements radicaux importants pour que notre planète se porte mieux»[59].

Le 30 avril : Dépôt à la municipalité de Saint-Ours des 1,031 signatures de la campagne  Vous n’entrez pas chez nous à la municipalité de Saint-Ours.[60]
Le 12 mai 2012: Blitz de signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à Saint-Antoine-sur-Richelieu.[61]

 

Le 15 mai 2012: Projection de « 20,000 puits sous les terres » à Saint-Marc-sur-Richelieu.

Le 16 mai 2012: Projection de « 20,000 puits sous les terres » à Saint-Théophile.

 

Le 31 mai 2012 : Conférence du Comité de Vigilance gaz de schiste du Suroît sur les Enjeux concernant le traitement d’eaux usées de forages et de fracturations des gazières.
Le 9 juin 2012: Blitz de porte à porte pour les signatures de la campagne « Vous n’entrerez pas chez nous » à Saint-Mathias.[62]

 

Le 12 juin 2012: Projection et discussion de « 20,000 puits sous les terres » à Saint-Hugues.

 

Le 16 juin 2012 Assemblée générale du RIGSVSL et discussion sur la stratégie électorale (vote stratégique) s’il y avait une élection précipitée au Québec.
Le 19 juin 2012: Soirée d’information sur le gaz de schiste à Saint-Amable.

Le 26 juin 2012: Rencontre du comité de Saint-Ours avec le conseil municipal pour obtenir leur appui et leur aide financière minimale.[63]
Le 16 juillet 2012: Dépôt des signatures de la campagne «Vous n’entrerez pas chez nous», de Charrette, de Saint-Élie, de Saint-Barnabé.[64]

 

Le 6 septembre 2012: Une délégation française arrive au Québec pour s’insérer dans un voyage organisé par Pierre Bluteau sur le gaz de schiste en Pennsylvanie. La délégation française en profite pour visiter nos puits déjà forés au Québec et rencontrer des opposants québécois. [65]

 

Le 25 septembre 2012 : Quatre représentants-es du RIGSVSL, soit Danielle Lavoie, Serge Fortier, Marc Brullemans et Pierre Brazeau, ont fait partie d’un comité miroir (consultation) de l’ÉES. Ils ont fait valoir l’importance de l’acceptabilité sociale et souligné la faiblesse du document de présentation de l’ÉES. Les responsables de l’ÉES devront refaire leur devoir. L’arrivée au pouvoir du PQ viendra modifier le mandat de l’ÉES. S’ensuit l’abolition des comités miroir à cause de la décision du gouvernement de transférer au BAPE les études du Comité de l’ÉES et de déposer un projet de loi afin d’instaurer un moratoire. « De plus, le prix actuel du gaz naturel est à son plus bas niveau, la rentabilité n’est pas au rendez-vous pour les entreprises ». Donc, il n’y aura plus d’activité des gazières. Elles plient bagage. Cette situation fait croire aux citoyens-nes qu’un moratoire est instauré.  La majorité des citoyens-nes croyaient et croient encore qu’il y avait un moratoire au Québec à cause des contraintes posées par l’ÉES qui interdisent le forage même pour l’acquisition de connaissances scientifiques. Donc, le mouvement citoyen connaîtra un ralentissement important dans la mobilisation des citoyens-nes.[66]

Le 27 et 28 octobre 2012: Troisième voyage organisé par Pierre Bluteau sur les énergies renouvelables au Québec et au Vermont. La cinquantaine de participants-es au voyage ont pu voir sur place des projets d’énergies renouvelables opérationnels ou en phase de réalisation.[67]

 

Le 27 janvier 2013 : Assemblée générale du RIGSVSL avec discussion sur la re-structuration du RIGSVSl et organisation par RÉGION vs MRC. La position du comité de coordination maintient la structure organisée par région. [68]

 

Le 2 juin 2013 : Assemblée générale du RIGSVSL avec discussion sur l’adoption ou non du projet de loi 37 (moratoire dans la Vallée du Saint-Laurent). Apparition de trois tendances divergentes de plus en plus irréconciliables. [69]

22 septembre 2013 : assemblée générale du RIGSVSL.

Certains militants avaient fait circuler un document demandant :

  • la remise en question de l’orientation du RIGSVSL
  • de ne pas s’impliquer pour favoriser l’adoption du projet de loi 37 parce qu’il est trop limité, incomplet et ne s’applique pas à tout le territoire du Québec.
  • d’élargir le mandat du RIGSVSL à tous les hydrocarbures.

D’autres militants suggéraient la position de favoriser l’adoption du projet de loi 37 afin de créer un précédent comme première étape et, par la suite, poursuivre la lutte (discussion-négociation avec les instances politiques) pour que le moratoire sur les gaz de schiste mais aussi sur le pétrole de schiste soit appliqué sur tout le territoire du Québec. L’écart entre les deux principales tendances s’élargissait constamment lors des discussions.

Les propositions de compromis furent rejetées à majorité. Celle de St-Bonaventure fut acceptée à majorité. L’adoption de la proposition de St-Bonaventure obligeait certains militants à se retirer du RIGSVSL et à former un nouveau groupe.

Le 20 octobre 2013 : Première rencontre pour la constitution et l’organisation d’un nouvel organisme de lutte contre les gaz de schiste. Vingt-huit personnes ont assisté à cette rencontre. Les objectifs et l’orientation furent présentés et bonifiés en ateliers de réflexion et d’élaboration de propositions. Les participants-es ont mandaté Lise Perreault, Mylène Bolduc, Pierre Bluteau et Pierre Brazeau pour élaborer divers plans d’action. Le premier axe du plan d’action sera centré sur l’adoption du projet de loi 37 afin de terminer le travail amorcé depuis les trois dernières années dans le dossier du gaz de schiste. Un deuxième axe du plan d’action organisera la promotion des énergies renouvelables.[70]

 

Le Regroupement Interrégional sur le Gaz de Schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) poursuit ses interventions, prévoit modifier son nom afin de mieux refléter ses nouvelles orientations insérées dans un document intitulé : Déclaration de politique du Regroupement interrégional sur le Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL). En plus de favoriser l’adoption du règlement sur la protection des sources d’eau potable de Saint-Bonaventure, le RIGSVSL étendra son champ d’action et entend surveiller de près toutes les formes d’exploitation des hydrocarbures, conventionnels ou non (gaz et pétrole de schiste, forages extracôtiers, transport de ces produits par pipeline ou par train).[71]

Le 1er décembre 2013 : Deuxième rencontre du nouveau groupe. Trente personnes ont participé à la rencontre. Il y eut acceptation des plans d’action reliés à la poursuite de la lutte contre les gaz de schiste et à la promotion des énergies alternatives de remplacement au gaz de schiste. Engagement et répartition des tâches entre les participants Le nouveau groupe prendra le nom de  CMAVI (Collectif, Moratoire, Alternatives, Vigilance, Intervention).[72]

Le 11 janvier 2014 : Troisième rencontre de CMAVI pour examiner les résultats des études de L’ÉES.

5 mars 2014 : Madame Marois, première ministre du Québec déclenche les élections générales.[73]

Le 7 avril 2014 marque la défaite du PQ, la prise du pouvoir par le PLQ, la mise au rencart du projet de loi 37 sur les GdS et la décision du PLQ d’effectuer d’autres études sur l’ensemble des hydrocarbures. Tout est maintenant sur la table. Le gaz de schiste et le développement de tous les hydrocarbures sont officiellement de retour.

 

Quel en sera l’aboutissement ? C’est à chacun de nous d’en décider parce que la lutte continue afin de favoriser le remplacement progressif des énergies fossiles par des énergies alternatives.

Merci, d’être encore là.

Pierre Brazeau

Mont-Saint-Hilaire

450-467-2007

[1] Cette chronologie des actions citoyennes ne prétend pas être exhaustive mais elle vise entre autre à inciter les militants-es à la bonifier et à la compéter dans l’esprit unique de faire connaître  les orientations et les actions citoyennes opposées au développement des gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent.

[2] Mes rréférences: toutes les informations contenues dans ce document sont issues d’articles publiés dans divers journaux dont Le Devoir, La Presse, La Voix du Sud, L’œil régional de Beloeil, le Journal de Chambly, Le Courrier du Sud,  la revue de presse de Johanne Dion. Les documents et les communiqués de presse de l’AQLPA, les communiqués de presse du Regroupement Régional de la Montérégie (RRM) et du Regroupement Interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSV SL), les reportages et les émissions  de TV de Radio-Canada et TVA, TVR9, etc., ainsi que de mes notes personnelles qui  ont aussi été utilisés. Voir aussi le document de l’AQLPA intitulé  Extraction du gaz de schiste dans la vallée du Saint Laurent.

[3]http://www.mrclotbiniere.org/upload/mrc/editor/asset/conseil/2009/pv_conseil_091209.pdf.

[4] Lettre d’invitation du comité de Saint-Marc-sur-Richelieu. Présentation Chantale Gamache. Conférenciers-André Belisle et Kim Cornelissen  de L’AQLPA, Pierre Batelier et Lucie Sauvé du comité de citoyens de Saint-Marc.

[5]  http://www.hebdosregionaux.ca/chaudiere-appalaches/2010/07/20/scott-mckay-dans-lotbiniere

 

[6] Reportage de Jean-Pierre Rogel, journaliste à l’émission Découverte, diffusé au bilan de 2010 RDI Radio-Canada.

[7] Reportage de Radio-Canada et la Presse Canadienne 13 septembre 2010.

[8] Plus de 100 soirées d’information et de conférence de Jacques Tétreault, de Marc Brullemans et de Serge Fortier ont été organisées dans diverses municipalités afin de sensibiliser les gens sur le gaz de schiste et les inciter à former des comtés locaux, de vigilance ou autres appellations, opposés au développement des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent. Reportage de Karine Bastien de Radio-Canada, le 20 septembre 2010.

[9] http://fr.video.canoe.tv/archive/la-reunion-d’information-de-lapgq-a-attire/614740899001/page/1111

de l’APGQ. Reportage de Radio-Canada de Jean-Hugues Roy 15 novembre 2010

[10] La Presse : article de Charles côté « Gasland, en première québécoise».

[11] Ici radio-canada.ca : St-Hyacinthe réserve un accueil houleux à l’industrie  gazière ».

[12] Reportage de Jean-Hugues Roy pour  Radio-Canada région.

[13] Notes de Pierre Bluteau

[14] Reportage de Jean-Hugues Roy : Radio-Canada, 15 novembre 2013.

[15] Notes de Pierre Bluteau.

[16] Le nouvelliste, article, datée du 25 novembre, de Paule Vermot Desroches intitulé « Chahut à Bécancour ».

[17] Reportage de Hugues Poulin au téléjournal de Radio-Canada : animatrice Pascale Nadeau.

[18] Reportage ici Radio-Canada « de L’opposition à Trois-Rivières».

[19] L’œil régional : article de François Guévremont intitulé «Gasland attire de foules».

[20] Reportage de Marie Laurence Delainey au téléjournal de Radio-Canada : animatrice  Pascal Nadeau.

[21] Reportage de Marie Christine Valois au téléjournal de Radio-Canada, animatrice Pascale Nadeau.

[22] Le Peuple Lotbinière article de Mélanie Labrecque « des citoyens irrités des propose de Sylvie Roy ».

[23] Communiqué de l’AQLPA intitulé «  Gaz de schiste :  les citoyens débarquent à l’Assemblée Nationale».

[24] L’Oeil Régional « À surveiller» de François Guévremont.

[25] L’Oeil Régional « À surveiller» de François Guévremont,

[26] Notes personnelles. J’y étais.

[27] Reportage de Radio-Canada 28 mai 2011.

[28] Notes personnelles. J’y étais

[29] Reportage de Radio-Canada.

[30] Site internet de Campagne pour le Moratoire d’une génération et reportage du Radio-Canada du 16 mai 2011.

[31] Reportage de Valérie Simard dans La Presse et Cyberpresse. On retrouve d’autres articles dans différents journaux et sur les sites du Collectif des scientifiques et de Greenpeace.

[32] Note de Pierre Bluteau.

[33] Hebdos régionaux Montérégie. L’Oeil Régional du 17 septembre 2011

[34] Notes de Pierre Bluteau

[35] Reportage de Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste, 15 octobre 2011.

[36][36] TVA nouvelle Région article de François C. Guévremont 25 octobre 2011.

[37] RDI-Économie Radio-Canada reportage de Gérald Filion.

[38] Radio-Canada, Rive sud reportage de Bahador Zabihiyan

[39] Notes personnelles. J’y étais

[40] TVA Région Agence QMI 12-12-2011.

[41] Hebdos régionaux, Journal de Chambly reportage (JMC) et notes personnelles.

[42] Journal Le peuple de Lotbinière p 4. Radio-Canada, Gaz de schiste : opposition à St-Flavien

[43][43] Radio-Canada Région. Le comité sur les gaz de schiste reçu avec originalité par les opposants

[44] Radio-Canada et La Presse Canadienne : Le débat sur le gaz de schiste 20,000 propriétaires font blocus

[45] Radio-Canada rive-sud reportage de Bahador Zabihiyan.

[46] Information transmise par Luc Marcouiiler et Albert Geuzaine lors d’une rencontre du Regroupement Régional sur le gaxz de schiste de la Montérégie

[47] Information transmise par Danielle Lavoie alors coordonnatrice du comité de citoyens à Otterburn Park.

[48] Beauce TV manifestation contre le gaz de schiste

[49] Journal Vallée du Richelieu Express.ca. Gaz de schiste : un documentaire sur la vie près d’un puits à l’affiche à Mont-Saint-Hilaire

[50] Notes personnelles

[51] Information transmise par Louis Hone coordonnateur du comité de citoyen gaz de schiste Saint-Denis –sur-Richelieu. Revue de presse de GA

[52] Les 4 rives

[53] Vallée du Richelieu express.ca.  TVA nouvelle reportage d’Olivier Bourque

[54] Hebdos régionaux, Le tiers des signatures à Sainte-Julie par Renée Bougie-Lemieux 21 mars 2012  Revue GAIA Presse

[55][55] Journal Le peuple de Lotbinière article de François Guévremont Agence QMI. Deuxièeme voyage en Pennsylvanie

[56] Bulletin Saint-Marc

[57] Information transmis par Louise Langevin participante à la fmation

[58] http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2012/17/c6417.html

[59] Téléjournal de Radio-Canada animatrice Pacale  Nadeau, reportage de Mélanie Bourgeois et Pascal Robidas  Marche pour la terre.

[60] Journal Sorel-Tracy article les regroupements locaux contre le gaz de schiste résonnent.

[61] Notes personnelle j’y étais

[62] Informati0n transmise par Lise Perreault coordonnatrice du comité de citoyens de Saint-Mathias.

[63] Information transmise par Ginette Cormier coordonnatrice du comité de citoyens de Sant-Ours

[64] Note de Pierre Bluteau

[65] Note de Pierre Bluteau.

[66] Note personnelle. J’y étais

[67] Note de Pierre Bluteau

[68] . Procès-verbal point 6.7 du RIGSVSL « Assemblée générale du 17 mars 2013

 

[69] Procès-verbal point 6.3 et 8 (fusionné) du RIGSVSL « Assemblée générale du 2 juin 2013

 

[70] Note personnelle. J’y étais. Compte rendu de Lise Perreault 20-10 2013 du CMAVI.

[71] L’express de Drummondville, 4 février 2014, article intitulé : Le RIGSVSL élargit son champ d’action

[72] Note personnelle. J’y étais. Compte rendu de Lises Perreault 2e rencontre partie 1 et 2 du 1 décembre 2013

[73] La Presse, Denis Lessard, Paul Jouret, 5 mars 2014.

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